Plateau de Retord et Bugey : le secret le mieux gardé à 90 minutes de Lyon, entre combes jurassiennes et vignes

Plateau de Retord et Bugey : le secret le mieux gardé à 90 minutes de Lyon, entre combes jurassiennes et vignes

6 juillet 2026 15 min de lecture
Explorez le plateau de Retord et le Bugey : combes secrètes, Grand Colombier, marais de Lavours et vignobles du Bugey. Idées de randonnées, micro-itinéraires, distances, dénivelés et conseils pratiques pour un week-end nature depuis Lyon.
Plateau de Retord et Bugey : le secret le mieux gardé à 90 minutes de Lyon, entre combes jurassiennes et vignes

Plateau de Retord et Bugey : une randonnée de combes et de vignes en secret bien gardé

À peine quitté Lyon, la route file vers l’Ain et bascule vers le plateau de Retord, où les combes jurassiennes s’ouvrent comme un amphithéâtre silencieux. Ici, le plateau de Retord se tient entre 1 000 et 1 200 mètres d’altitude, avec une faune et une flore typiques des Préalpes mais sans les foules des grandes stations alpines, ce qui en fait un terrain idéal pour une microaventure de fin de semaine mêlant randonnée, nature préservée et découverte des vins du Bugey. Les touristes et les offices de tourisme locaux parlent d’un territoire à parcourir à pied ou à vélo toute l’année, avec des activités qui vont de la randonnée estivale au ski nordique sur environ 150 à 160 kilomètres de pistes tracées selon les hivers.

En été, les sentiers serpentent entre les prairies et la forêt d’épicéas, offrant une vue dégagée sur le Bugey et parfois, par temps clair, une ligne blanche du mont Blanc au loin. Le sentier qui relie les hameaux de Hotonnes et des Plans de Hotonnes suit un parcours vallonné, parfait pour une famille sportive qui veut enchaîner plusieurs boucles sans se soucier de remontées mécaniques ni de bruit de station. Comptez par exemple 2 h 30 à 3 h de marche pour une boucle d’une dizaine de kilomètres avec 250 à 300 mètres de dénivelé positif, en alternant pistes forestières et passages en alpage.

En hiver, le plateau devient une station nordique discrète, centrée autour de la station des Plans de Hotonnes, souvent appelée simplement la station des Plans par les habitués. On y trouve des pistes de ski de fond, des itinéraires de raquettes et quelques parcours de ski de randonnée, avec un dénivelé modéré mais suffisant pour travailler l’endurance, généralement compris entre 100 et 400 mètres selon les boucles. Le plateau de Retord reste alors un espace de silence, où l’on croise surtout des locaux et quelques initiés venus de Lyon ou de Genève, attirés par cette alliance rare entre grands espaces, combes enneigées et possibilité de déguster un verre de Bugey le soir dans un village viticole voisin.

Combes, forêts et cascades : itinéraires choisis entre Retord et Bugey

Pour saisir la personnalité du plateau de Retord, il faut marcher tôt, quand la lumière rase les combes et que la forêt de Rothonne, parfois appelée forêt de Retord sur les cartes anciennes, exhale encore l’humidité de la nuit. Un itinéraire classique part de la station des Plans de Hotonnes, traverse la forêt, rejoint le plateau ouvert et offre une vue panoramique sur le Bugey et le Grand Colombier, ce massif qui ferme l’horizon comme une muraille verte. Ce parcours balisé reste accessible à une famille habituée à marcher, avec un dénivelé raisonnable d’environ 300 mètres et des variantes plus courtes pour les enfants, sur des distances de 6 à 12 kilomètres.

Plus au sud, le Bugey se creuse de gorges et de cascades, dessinant un autre visage de ce territoire qui ne se limite pas aux combes herbeuses. La cascade de Cerveyrieu, souvent citée comme cascade de Cerveyrieu sur les panneaux, tombe en rideau sur la vallée du Séran et se rejoint par un sentier ombragé, idéal en plein été, en une promenade d’environ 1 h 30 aller-retour pour 4 à 5 kilomètres. On peut enchaîner cette randonnée avec une halte au marais de Lavours, où la Maison du Marais propose un observatoire sur pilotis pour observer la faune et la flore des zones humides, avec des horaires d’ouverture généralement concentrés sur les après-midis de printemps et d’été et un parcours sur passerelles d’environ 1 heure.

Autour du marais de Lavours, les passerelles en bois et les postes d’observation permettent de guetter hérons, castors et libellules, loin des clichés de la montagne uniquement minérale. Les offices de tourisme de la région, qu’il s’agisse de l’office de tourisme Bugey Sud Grand Colombier ou de l’office de tourisme du Haut-Bugey, insistent sur la complémentarité entre ces milieux : plateau, forêt, marais et falaises calcaires forment un ensemble cohérent. Avant de partir, il reste utile de vérifier la météo, de s’équiper correctement, de rester sur les itinéraires balisés, de demander des plans de sentier actualisés et de tenir compte du droit à l’image des habitants et des autres randonneurs lorsque l’on rapporte des photos.

Grand Colombier et chemin des étoiles : panoramas sur les Alpes et le mont Blanc

Le Grand Colombier domine le Bugey comme un belvédère naturel, culminant à 1 534 mètres et offrant une vue circulaire sur le lac du Bourget, le Rhône et la chaîne du mont Blanc. L’ascension à pied par les sentiers balisés permet de ressentir physiquement ce lien entre le plateau de Retord et le massif du Colombier, deux reliefs jumeaux qui encadrent la vallée du Rhône tout en restant à distance des foules de Chamonix ou d’Annecy. Les cyclistes, eux, connaissent la montée routière du Colombier pour ses pourcentages sévères, mais le randonneur y gagne un panorama plus lent, plus détaillé, presque méditatif, sur un itinéraire de 8 à 12 kilomètres et 700 à 900 mètres de dénivelé positif selon le point de départ choisi.

Au sommet, les tables d’orientation détaillent les sommets alpins et les clochers du Bugey, rappelant que l’alliance entre plateau de Retord, Grand Colombier et vignobles voisins se joue autant dans les paysages que dans les villages. Par temps clair, la vue porte jusqu’au mont Blanc, ce qui donne une autre échelle à ces collines que l’on croyait modestes en quittant Lyon. Certains itinéraires nocturnes, parfois appelés chemin des étoiles par les accompagnateurs en montagne, proposent des sorties encadrées pour observer le ciel, loin de la pollution lumineuse des vallées, sur des boucles de 2 à 3 heures adaptées à un public déjà à l’aise en randonnée.

Ces randonnées nocturnes sur le chemin des étoiles nécessitent un équipement adapté, une frontale fiable et une bonne connaissance des plans de sentier, que l’on peut obtenir auprès des offices de tourisme locaux ou d’un accompagnateur diplômé. Les activités proposées autour du Grand Colombier restent variées : marche, VTT, trail, mais aussi simple contemplation depuis les belvédères accessibles en voiture pour les familles, avec des parkings aménagés à proximité des points de vue. Là encore, la faune et la flore bénéficient de cette fréquentation mesurée, et les autorités locales veillent à ce que le tourisme dans le Bugey reste compatible avec la préservation des milieux, en lien avec les offices de tourisme et les associations naturalistes.

Hauteville, Plans de Hotonnes et stations discrètes : un autre visage de la montagne

Hauteville-Lompnes, ancienne station climatique du Bugey, aligne encore ses bâtiments sanatoriaux reconvertis, témoins d’une époque où l’on venait ici pour l’air pur plutôt que pour les remontées mécaniques. Aujourd’hui, la station de Hauteville et la station des Plans de Hotonnes misent sur des activités quatre saisons, avec des parcours de randonnée, des pistes de ski nordique et des itinéraires VTT qui complètent l’offre du plateau de Retord. Cette approche illustre un tourisme dans le Bugey plus discret, où l’on privilégie le temps long, la marche et la contemplation plutôt que la performance, tout en proposant des niveaux de difficulté gradués, du sentier familial aux circuits sportifs.

Sur le plateau, la petite station des Plans de Hotonnes reste le cœur battant de l’hiver, mais sans jamais se transformer en usine à ski. On y trouve un office de tourisme, parfois désigné comme office de tourisme des Plans sur les brochures, qui centralise les informations sur les activités, les hébergements et les sentiers raquettes, tout en rappelant les règles de sécurité. Les plans de sentier y sont mis à jour régulièrement, ce qui permet de préparer une boucle en famille ou un parcours plus engagé vers les combes les plus reculées du plateau de Retord, avec des départs clairement indiqués depuis les parkings de la station.

Pour compléter ce séjour de montagne douce, un détour par le lac d’Aiguebelette, autre plan d’eau confidentiel de l’arc alpin, prolonge l’esprit de cette escapade entre Retord et Bugey ; un guide détaillé sur les meilleures heures pour s’y baigner et les zones les plus calmes est disponible en ligne sous forme de conseils pour choisir un lac préservé en été. Entre Hauteville, Plans de Hotonnes et les villages du Bugey, les offices de tourisme travaillent avec les autorités locales pour développer un tourisme respectueux, en s’appuyant sur des initiatives d’écotourisme et sur une gestion fine de la fréquentation. Le résultat, pour le voyageur, c’est une montagne à taille humaine, où l’on peut encore marcher seul sur un sentier à deux heures de Lyon, en profitant d’hébergements simples mais accueillants.

Vins du Bugey, caveaux et personnages : le versant secret des combes

Quitter le plateau de Retord par la route qui descend vers Culoz, c’est passer en quelques kilomètres des pâturages d’altitude aux coteaux viticoles du Bugey. Ici, l’appellation Bugey s’étend sur un peu plus de 500 hectares, avec des cépages comme le chardonnay, l’altesse pour la roussette et la mondeuse pour les rouges, qui donnent tout son sens au lien entre randonnées en altitude et dégustations de vins locaux. Les domaines de Cerdon et de Montagnieu, notamment, proposent des vins effervescents et tranquilles qui accompagnent parfaitement une cuisine de montagne revisitée, après une journée de marche sur les sentiers du plateau de Retord ou du Grand Colombier.

Dans les villages, le caveau bugiste illustre cette culture du vin à taille humaine, où l’on déguste un Cerdon rosé pétillant méthode ancestrale sans cérémonial inutile. Les vignerons du Bugey, parfois moins médiatisés que ceux de Savoie ou du Jura, misent sur la précision plutôt que sur le volume, ce qui renforce l’impression de secret bien gardé pour qui arrive du plateau de Retord après une longue randonnée. « Ici, on veut que les gens prennent le temps de parler et de goûter, pas seulement de cocher une appellation de plus », résume un vigneron rencontré à Montagnieu, en évoquant les échanges avec les randonneurs de passage.

Dans ce paysage, des noms de familles et de hameaux circulent, parfois associés à des itinéraires ou à des projets locaux, et que l’on croise dans les récits de randonneurs ou les comptes rendus d’assemblées communales. Ils renvoient à des histoires de transmission, de replantation de vignes ou de création de gîtes, et témoignent de l’ancrage humain de ce territoire. Pour le voyageur, ces noms sont autant de repères à noter, sans oublier de respecter le droit à l’image des habitants lorsqu’on photographie un caveau, une maison vigneronne ou une scène de vendange, et de se renseigner sur les horaires d’ouverture des caveaux avant de programmer une dégustation.

Itinéraire week-end depuis Lyon : du plateau de Retord au Grand Colombier

Depuis Lyon, l’itinéraire le plus cohérent pour saisir l’ensemble formé par le plateau de Retord et le Bugey commence par un train ou une voiture jusqu’à Ambérieu-en-Bugey, puis une montée progressive vers le plateau. Une première journée peut se consacrer au plateau de Retord, avec un départ depuis la station des Plans de Hotonnes, une boucle par la forêt de Rothonne et un retour par les combes, avant une nuit en gîte ou en refuge non gardé. Cette approche permet de ressentir la continuité du paysage, du plateau aux forêts, tout en gardant un rythme accessible à une famille sportive, sur un total de 12 à 15 kilomètres et 400 à 500 mètres de dénivelé positif, avec des parkings disponibles à proximité du front de neige.

Le lendemain, la route file vers Culoz pour attaquer le versant du Grand Colombier, soit à vélo pour les plus entraînés, soit à pied par les sentiers balisés qui montent en lacets. Au sommet, la vue sur le mont Blanc, le lac du Bourget et les crêtes du Jura donne une dimension alpine à ce voyage qui, pourtant, n’a jamais quitté le département de l’Ain. Sur le chemin du retour, une halte au marais de Lavours, à la Maison du Marais et aux passerelles d’observation complète le tableau, en rappelant que la faune et la flore des zones humides font partie intégrante de l’identité du Bugey, pour une visite d’environ 1 h 30 adaptée à tous les publics.

Ce week-end condensé illustre la philosophie des acteurs locaux du tourisme, des offices de tourisme aux autorités communales, qui cherchent à augmenter la fréquentation sans sacrifier la qualité des milieux. Les touristes sont encouragés à utiliser les cartes, les guides et les transports en commun quand c’est possible, afin de limiter l’empreinte de leurs activités sur le plateau et les vignobles, et à privilégier le covoiturage pour rejoindre les parkings de départ. Au final, ce n’est pas une brochure qui se dessine, mais un chemin réellement foulé, entre combes silencieuses, chemin des étoiles et verres de Bugey partagés au caveau bugiste.

FAQ sur le plateau de Retord et le Bugey

Quelles sont les activités possibles sur le plateau de Retord et dans le Bugey ?

Les activités principales sont la randonnée, le VTT, le ski nordique et les raquettes sur le plateau de Retord, complétées par la visite des vignobles du Bugey et des caveaux. En vallée, on peut explorer la cascade de Cerveyrieu, le marais de Lavours et la Maison du Marais, qui proposent des parcours pédagogiques sur la faune et la flore. Les offices de tourisme locaux détaillent aussi des itinéraires famille, des sorties d’observation au crépuscule, des micro-itinéraires à la demi-journée et des visites de caveau bugiste pour découvrir les vins du Bugey.

Comment accéder au plateau de Retord et au Grand Colombier depuis Lyon ?

Depuis Lyon, on rejoint d’abord Ambérieu-en-Bugey en train ou en voiture, puis on poursuit vers le plateau de Retord par la route en direction des Plans de Hotonnes. Pour le Grand Colombier, l’accès se fait généralement par Culoz, où commencent les routes et sentiers d’ascension vers le sommet, avec des parkings aménagés au pied des itinéraires. Les offices de tourisme recommandent de vérifier la météo et l’état des routes avant le départ, surtout en hiver, et de prévoir des équipements adaptés aux conditions de montagne.

Quelle est la meilleure période pour visiter le plateau de Retord et le Bugey ?

Le secteur se visite toute l’année, avec un été propice à la randonnée, au VTT et aux visites de caveaux, et un hiver dédié au ski nordique et aux raquettes. Le printemps et l’automne offrent des couleurs spectaculaires sur les forêts et les vignobles, avec une fréquentation plus faible sur les sentiers et des températures souvent plus douces pour marcher. Le choix de la période dépend donc surtout des activités recherchées et de votre tolérance au froid ou à la chaleur, en gardant à l’esprit que certains services ferment hors saison.

Le plateau de Retord convient-il à un séjour en famille avec enfants ?

Oui, le plateau de Retord se prête bien aux séjours en famille, grâce à ses dénivelés modérés, ses sentiers bien balisés et la présence de la station des Plans de Hotonnes qui centralise les services. Des boucles courtes permettent d’initier les enfants à la randonnée, tandis que les pistes de ski nordique offrent des itinéraires adaptés à différents niveaux, du débutant au fondeur confirmé. Les offices de tourisme peuvent fournir des plans de sentier, des idées d’activités pédagogiques autour de la faune et de la flore et des conseils sur les aires de pique-nique ou les hébergements familiaux.

Faut-il une voiture pour explorer le plateau de Retord et le Bugey ?

Une voiture facilite clairement l’accès aux différents points de départ de randonnée et aux villages viticoles du Bugey, surtout si l’on veut enchaîner plateau de Retord, Grand Colombier et marais de Lavours sur un même week-end. Il reste possible de combiner train jusqu’à Ambérieu ou Culoz puis taxi ou covoiturage, mais l’offre de transports publics sur le plateau demeure limitée et les horaires parfois restreints. Les offices de tourisme locaux peuvent aider à organiser ces déplacements en proposant des contacts de taxis, des navettes saisonnières et des idées d’itinéraires réalisables sans voiture.