ThermUSS thermalisme recherche prévention santé ARA : un tournant pour les stations
Dans le paysage du thermalisme en Auvergne Rhône Alpes, le projet ThermUSS thermalisme recherche prévention santé ARA marque une rupture nette. Porté par l’Université Clermont Auvergne (UCA) et cofinancé par le Fonds européen de développement régional (FEDER) à hauteur de plusieurs millions d’euros sur la période 2022‑2027, ce programme de recherche transforme les stations thermales d’Auvergne et des Alpes en véritables laboratoires de santé publique, loin de l’image carte postale des seuls bains chauds. Entre les volcans d’Auvergne et les vallées du Rhône Alpes, les établissements thermaux deviennent des terrains d’enquête clinique sur la santé, la prévention et la durabilité des eaux thermales, avec des protocoles harmonisés et des indicateurs partagés entre sites pilotes.
ThermUSS est un projet structuré autour d’une approche One Health qui relie santé humaine, milieux thermaux et écosystèmes, avec un budget FEDER déjà fléché vers l’analyse fine des eaux thermales et des parcours de soins, sur une durée pluriannuelle encore en cours de consolidation dans les conventions de financement. Les équipes de l’Institut Pascal à Clermont Auvergne croisent données physico chimiques des eaux, retours de curistes et indicateurs de santé mentale pour comprendre comment les soins thermaux influencent réellement la santé globale. Les partenaires hospitaliers, dont le CHU de Clermont Ferrand, testent des protocoles de soins thermaux et de bains thérapeutiques qui vont bien au delà du simple spa de détente, en s’appuyant sur des essais cliniques enregistrés, des questionnaires standardisés comme l’échelle de stress perçu (PSS) ou l’index de qualité du sommeil de Pittsburgh (PSQI), et des suivis à distance documentés dans des rapports remis à l’UCA.
À Vichy, à Châtel Guyon, à Royat Chamalières, au Mont Dore, à La Bourboule ou à Aix les Bains, les stations thermales d’Auvergne et les stations thermales des Alpes sont intégrées à ce projet ThermUSS comme des plateformes pilotes, chacune avec ses eaux thermales et ses indications médicales. Les thermes et les établissements thermaux y évaluent leurs soins thermaux, leurs bains, leurs ateliers de prévention santé et de promotion santé, en lien direct avec les chercheurs de l’Université Clermont et de l’Institut Pascal, qui documentent les résultats dans des rapports intermédiaires, des communications scientifiques et des synthèses accessibles sur les pages institutionnelles du projet. Pour le voyageur, cela signifie que le resort thermal n’est plus seulement un décor Belle Époque, mais un lieu où la prévention et la santé sont mesurées, comparées, ajustées, avec des séjours thématiques clairement identifiés dans les programmes des stations et des informations pratiques (dates, modalités de réservation, contacts) disponibles auprès des offices de tourisme et des services de réservation des thermes.
Entre cure prescrite et séjour bien être : ce que ThermUSS change concrètement
Sur le terrain, la différence entre une cure thermale prescrite et un séjour bien être classique se précise, et ThermUSS thermalisme recherche prévention santé ARA vient occuper l’espace entre les deux. La cure conventionnée reste encadrée médicalement, avec des soins thermaux codifiés, des bains et des douches en nombre précis, alors que le séjour bien être se contente souvent d’un accès au spa et à quelques massages. Le projet ThermUSS, lui, teste des parcours de prévention santé et de santé prévention accessibles sans ordonnance, mais adossés à une vraie évaluation scientifique, avec des questionnaires d’entrée et de sortie, des mesures simples (sommeil, stress perçu, douleur) et parfois un suivi à quelques semaines, en précisant que les résultats restent pour l’instant préliminaires et en cours d’analyse par les équipes universitaires.
Les stations thermales d’Auvergne Rhône et des Alpes, de Vichy à Aix les Bains en passant par Châtel Guyon, Royat Chamalières ou le Mont Dore, expérimentent ainsi des programmes courts centrés sur la santé mentale, le sommeil, la gestion du stress ou la reprise d’activité physique. Ces séjours thermaux s’appuient sur les eaux thermales locales, sur des soins thermaux ciblés et sur des ateliers collectifs, tout en restant compatibles avec un week end de printemps ou une semaine de vacances. Pour un voyageur culturel qui vient en Auvergne ou dans le Rhône Alpes, cela ouvre une nouvelle manière de fréquenter les stations, sans passer par le circuit médical classique mais sans renoncer à l’exigence de la recherche, en choisissant par exemple un module « sommeil et récupération » ou « marche et respiration » clairement décrit dans les brochures, avec des durées, des tarifs et des conditions de réservation explicitement indiqués par les établissements.
Dans ce cadre, le thermalisme santé et le thermalisme santé mentale ne sont plus des slogans, mais des objets d’étude suivis par l’Université Clermont Auvergne et ses partenaires. Les équipes du projet ThermUSS observent comment les bains, les marches en terrain thermal, les ateliers de respiration ou les séances d’éducation à la santé influencent la santé globale, la santé mentale et la qualité de vie des visiteurs, à l’aide d’outils validés comme des échelles d’anxiété ou des questionnaires de qualité de vie. Pour préparer un séjour, il devient pertinent de vérifier les disponibilités des stations thermales et de consulter les offres de soins innovants qui émergent de ce projet ThermUSS, plutôt que de se limiter aux packages spa les plus visibles, en regardant précisément la durée des programmes, les objectifs annoncés, les profils de publics visés et, lorsque c’est mentionné, les premiers résultats ou indicateurs de satisfaction publiés par les stations.
Pour les familles ou les voyageurs en tribu, certaines stations thermales des Alpes et d’Auvergne testent déjà des formats plus souples, entre resort thermal et village de montagne. Les séjours en stations thermales en famille, avec ce qu’elles offrent vraiment hors cure, permettent de combiner randonnées, bains thermaux et ateliers de prévention santé adaptés aux différents âges. Dans ces lieux, la promotion santé se joue autant dans les piscines thermales que dans les sentiers balisés qui partent des thermes, avec des parcours ludiques, des séances d’initiation à l’activité physique et des temps d’échange avec des professionnels formés à la pédagogie de la santé, que l’on peut contacter en amont via les services de réservation des stations pour affiner son programme et vérifier les créneaux disponibles.
Stations pilotes, acteurs clés et angles morts du projet pour le voyageur
Le cœur opérationnel de ThermUSS thermalisme recherche prévention santé ARA se situe à Clermont Ferrand, où l’Université Clermont Auvergne coordonne les données venues des stations thermales de la région. Les chercheurs de l’Institut Pascal, en lien avec le Conservatoire des Espaces Naturels, suivent la pression sur les ressources en eaux thermales et les usages dans les thermes, des bassins thermaux aux cabines de soins. L’objectif affiché est clair et assumé par les porteurs du projet ThermUSS, qui répondent ainsi à la question posée par les curistes et les voyageurs exigeants : « Quels sont les objectifs du projet ThermUSS ? » et « Qui coordonne le projet ThermUSS ? » et « Quelle est la durée du projet ThermUSS ? », en renvoyant à des documents officiels, à des fiches de synthèse UCA et à des conventions de financement FEDER accessibles sur demande auprès des services de recherche ou des collectivités partenaires.
Sur le terrain, toutes les stations d’Auvergne Rhône Alpes ne sont pas engagées au même niveau dans ce projet, et c’est là que le voyageur averti doit affiner ses choix. Certaines villes thermales, comme Vichy avec son resort thermal et spa en pleine mutation, Royat Chamalières ou Aix les Bains, s’inscrivent dans une dynamique de recherche et de prévention santé très visible, avec des parcours détaillés et des indicateurs de résultats partagés avec les équipes universitaires. D’autres stations, plus petites ou plus tournées vers un spa de détente, restent en marge de ThermUSS et continuent de proposer surtout des bains et des soins à la carte, sans volet structuré de thermalisme santé, ce qui peut convenir à un séjour de confort mais offre moins de repères pour qui cherche des effets mesurés, des données chiffrées ou des comptes rendus d’évaluation.
Pour un séjour en Auvergne ou dans les Alpes, la question n’est donc plus seulement de choisir entre Dax en France ou une station thermale d’Auvergne Rhône Alpes, mais de décider du niveau d’engagement souhaité en matière de santé et de prévention. Les voyageurs qui veulent que leur passage aux thermes s’inscrive dans une démarche de santé prévention peuvent cibler les stations pilotes du projet ThermUSS, où les eaux thermales, les soins thermaux et les ateliers de promotion santé sont intégrés dans un projet scientifique suivi, avec des comptes rendus réguliers, des retours d’expérience partagés et parfois des résumés d’études mis à disposition du public. Les autres préféreront peut être un resort thermal plus classique, où le spa, les bains et les piscines thermales restent avant tout des parenthèses de confort, sans ambition de recherche médicale affichée, mais avec une offre bien être lisible, immédiatement accessible et réservable en ligne ou par téléphone sans démarche particulière.
Dans ce paysage en recomposition, des noms circulent déjà parmi les initiés, même si le projet ne communique pas sur des figures médiatiques. Des cliniciens comme Pierre Sauvant ou des chercheurs associés à l’Université Clermont, parfois issus de collaborations avec des équipes comme Sauvant Rochat, travaillent sur les liens entre thermalisme, santé mentale et prévention primaire, en s’appuyant sur des protocoles enregistrés et des comités d’éthique. D’autres profils, comme Marie Pierre ou Clarisse Mallet dans des équipes de terrain, contribuent à structurer des programmes de thermalisme santé et de thermales santé qui parlent autant aux curistes traditionnels qu’aux voyageurs en quête de séjours courts mais exigeants, en veillant à documenter les résultats, à préciser les limites des données disponibles et à rendre les protocoles compréhensibles pour le grand public, qui peut ensuite s’orienter vers la station la plus adaptée à ses attentes.