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Interview de Joris Sluizer : Valoriser son expertise professionnelle dans les médias digitaux

Joris, vous avez un parcours très singulier, du montage et de la direction artistique au cinéma jusqu’à la création numérique et l’accueil touristique en Drôme Provençale : comment décririez-vous aujourd’hui votre univers professionnel, et en quoi les médias digitaux sont-ils...

1 juillet 2026 4 min de lecture
Interview de Joris Sluizer : Valoriser son expertise professionnelle dans les médias digitaux

Joris, vous avez un parcours très singulier, du montage et de la direction artistique au cinéma jusqu’à la création numérique et l’accueil touristique en Drôme Provençale : comment décririez-vous aujourd’hui votre univers professionnel, et en quoi les médias digitaux sont-ils devenus le terrain privilégié pour valoriser cette expertise multiple ?

J'ai écris un scénario sur le sujet de l'alchimie. En suite j'ai créé les décors sur un programme appelé Gimp. C'est une source ouverte et je préfère cette approche comparée a Photoshop. Cela m'a inspiré a travailler sur des oeuvres artistiques, car la création numérique est un outil fabuleux pour realiser des oeuvres avec différentes couches.

Vous avez réalisé plus de 560 œuvres sous la bannière IORIX Digital Arts, avec un mélange très personnel de techniques et de styles : concrètement, comment utilisez-vous les plateformes digitales (portfolio en ligne, réseaux sociaux, vidéo, etc.) pour raconter non seulement vos images, mais aussi votre savoir-faire de scénariste, de directeur artistique et de propmaker ?

Oui, c'est vrai que mes antécédents professionnels aide a créer des images ou je porte beaucoup d'attention a la lumière, les détails des décors et l'ambiance ou l'atmosphere que je recherche.

Votre expérience sur des projets très visibles comme « Les Guignols de l’info » ou des longs-métrages a forgé une expertise pointue dans la maquette, les effets numériques et le propbuilding : quels choix faites-vous pour traduire cette dimension très technique et souvent méconnue dans vos contenus digitaux, de manière à la rendre lisible et attractive pour un public qui ne vient pas du cinéma ?

L'avantage des créations numériques c'est qu'ils peuvent être imprimés sur toute sorte de support et taille. Cela permet de proposer des diaporamas (ce que j'ai fait) et donc se rapproche de la projection cinématographique. Ceci souvent accompagné d'une bande son qui accentue l'impact de l'image. Dans ce sense je suis un enfant du cinéma.

Entre votre activité artistique et votre entreprise Quadrome Evasion, vous avez deux univers a priori très différents : comment les médias digitaux vous permettent-ils de tisser un récit cohérent entre ces dimensions (art, nature, tourisme, Drôme Provençale) et de faire ressortir une identité professionnelle forte plutôt qu’un simple catalogue d’activités ?

Difficile question. Pour moi en avançant dans la vie, ma vision sur le monde est devenu plus sceptique et plus aiguisée. L'importance de la nature a toujours été une motivation et une inspiration pour moi. Je traduit cela dans mes oeuvres. Beaucoup des mes creations traite du monde animalier et aussi des oeuvres inspirée par l'alchemie. La partie secrete de la nature des choses. C'est la partie invisible qui m'intéresse.

En tant que créateur d’images mais aussi d’expériences (randonnées en quad, séjours avec Maia, découverte du territoire), quels formats digitaux vous semblent les plus efficaces pour transmettre votre valeur ajoutée – par exemple le making-of, la vidéo narrative, les mini-documentaires, les carnets visuels – et quels sont, à l’inverse, les pièges ou formats trompeurs que vous avez appris à éviter ?

La projection numérique sur écran ou sur les batiments ou sur des décors. Certain creations sont impressionnant une fois projetée, mais ceci est aussi vraie pour des toiles. Un piège pourrais être le fait que on perds des aptitudes manuelles. Travailler avec ses mains demande une autre énergie créatrice.

Avec l’arrivée fulgurante des IA génératives et la prolifération d’images sur les plateformes, comment voyez-vous l’évolution, dans les prochaines années, de la manière dont un artiste digital et un directeur artistique comme vous devront se positionner en ligne pour continuer à affirmer une expertise singulière et crédible ?

On serait tous au chômage. Sauf ceux qui ont acquis une position professionnelle dans le domaine de l'IA. C'est un sérieux problème qui va faire très mal. Egalement dans un très proche futur on pourrais faire son propre long métrage sans l'aide de personnes. Si ce n'est pas déjà le cas.

Pour conclure, quel conseil donneriez-vous à un créateur ou un professionnel de l’image qui, comme vous, a un parcours riche mais fragmenté, et qui veut utiliser les médias digitaux pour mettre en lumière son expertise sans se perdre dans l’auto-promotion ou le simple « buzz » ?

Travailler d'abord l'idée de ceux qu'on aimerais créer. La technique est secondaire pour moi. Je vois toujours une image avant que je me lance. Mais souvent quelle que chose d'imprévu arrive qui me fait changer de direction. J'aime l'imprévu et elle me permet de garder une forme d'improvisation qui me plaît et souvent le résultat est meilleur que l'image que j'avais en tête.

Pour en savoir plus : https://www.iorixdigitalart.com